Ils venaient de bombarder Tokyo—mais leur véritable épreuve commencerait quand ils atterriraient chez des amis.
L'Atterrissage Secret des Raiders de Doolittle en Russie Soviétique
Quand des bombardiers américains fuyant Tokyo se retrouvèrent prisonniers d'un allié réticent
Cinq Raiders de Doolittle atterrirent en Russie soviétique et passèrent 14 mois comme prisonniers secrets de l'allié même de l'Amérique.
Le bombardier B-25 Mitchell tremblait dans les cieux turbulents au-dessus de la mer du Japon, ses jauges de carburant oscillant dangereusement près du vide. Le capitaine Edward York agrippait les commandes, son équipage de quatre hommes scrutant l'horizon à la recherche du moindre signe de terre. C'était le 24 avril 1942—six jours après que le lieutenant-colonel James Doolittle avait mené seize bombardiers depuis le pont de l'USS Hornet lors de la première frappe américaine contre le territoire japonais.
Mais l'appareil de York, l'Avion Numéro 8, avait brûlé son carburant plus vite que prévu. La Chine était incroyablement loin. L'Union soviétique—techniquement neutre dans la guerre du Pacifique—se trouvait à seulement soixante-cinq kilomètres. York fit le choix impossible.
Alors que le bombardier descendait vers Vladivostok, des chasseurs soviétiques décollèrent pour l'intercepter. York et son équipage—le copilote Robert Emmens, le navigateur Nolan Herndon, le bombardier Theodore Laban, et le mécanicien David Pohl—se posèrent à l'aérodrome d'Unashi avec des vapeurs dans leurs réservoirs. Ils s'attendaient à un ravitaillement et un départ rapide vers la Chine.
Au lieu de cela, il…
💡 Les Soviétiques finirent par aider l'équipage à « s'évader » à travers l'Iran via une opération soigneusement mise en scène, permettant à Moscou de maintenir sa neutralité avec le Japon tout en renvoyant discrètement les Américains—un tour de passe-passe diplomatique gardé secret pendant des années.