Le poignard trouva Pedanius Secundus dans les ténèbres, mais la loi romaine allait exiger quatre cents gorges en paiement.

Le sénateur romain assassiné par ses 400 esclaves

Quand Pedanius Secundus tomba, Rome débattit s'il fallait massacrer les innocents avec les coupables

Un esclave assassina un sénateur romain, alors la loi romaine exigea la mort des 400 esclaves de la maison—déclenchant la première protestation de l'histoire contre une exécution de masse.

Le cri résonna à travers les halls de marbre de la demeure du mont Esquilin dans les ténèbres du 10 mai 61 de notre ère. Lucius Pedanius Secundus, préfet de la Ville de Rome et l'un des hommes les plus puissants de l'empire, gisait mourant dans sa propre chambre, le sang s'accumulant sous les draps de soie. Son meurtrier était l'un de ses propres esclaves—un homme dont l'histoire n'a pas conservé le nom, mais dont l'acte désespéré allait déclencher l'un des débats moraux les plus troublants de l'histoire romaine.

Le mobile, selon l'historien Tacite, était soit la jalousie pour un jeune garçon que les deux hommes convoitaient, soit la rage après que Pedanius eut renié sa promesse concernant le prix de la liberté de l'esclave. Quel que fût ce qui guida la lame, les conséquences étaient prédéterminées par l'ancienne loi romaine : la Lex Silanian stipulait que lorsqu'un maître était assassiné, chaque esclave vivant sous le même toit devait être exécuté. Dans la maisonnée de Pedanius Secundus, cela signifiait quatre cents êtres humains—hommes, femmes, enfants, vieillards—tous condamnés à mourir pour l'acte d'un seul.

Rome s'embrasa. Des foules se rassemblèrent devant le Sénat, lançant…

💡 Cet événement provoqua la seule protestation populaire connue de Rome défendant spécifiquement la vie des esclaves—des citoyens se soulevèrent véritablement pour tenter d'arrêter les exécutions, un moment remarquable d'éveil moral dans une société esclavagiste.