Les soldats de la Wehrmacht piégés sur le cap Khersones pouvaient voir les navires d'évacuation brûler à l'horizon, et ils savaient que le salut ne viendrait jamais.

La Fin du Siège de Sébastopol : Quand l'Allemagne Nazie Perdit sa Forteresse de Crimée

Après 250 jours de combats urbains acharnés, les forces soviétiques brisèrent enfin l'emprise de la Wehrmacht sur la mer Noire

Les forces soviétiques écrasèrent la dernière résistance allemande à Sébastopol le 12 mai 1944, mettant fin à l'occupation nazie de la Crimée.

L'aube du 12 mai 1944 se leva sur une ville qui avait cessé d'exister. Sébastopol — autrefois la fière forteresse navale de l'Empire russe, la cité qui avait résisté aux Britanniques et aux Français pendant onze mois dans les années 1850 — n'était plus que ruines absolues. Les soldats allemands et roumains se ruaient vers la mer, vers n'importe quel navire susceptible de les emporter loin du rouleau compresseur soviétique qui avait finalement broyé leurs défenses.

Pendant près de deux ans, l'Axe avait tenu Sébastopol comme point d'ancrage stratégique en mer Noire. Hitler avait personnellement ordonné de la défendre à tout prix, considérant la péninsule de Crimée comme essentielle pour contrôler le flanc sud et protéger les champs pétrolifères roumains. Mais au printemps 1944, le vent avait tourné de façon catastrophique contre la Wehrmacht.

L'offensive soviétique avait débuté le 8 avril, et elle fut implacable. Le 4e Front ukrainien du général Fiodor Tolboukhine, appuyé par la Flotte de la mer Noire et une supériorité aérienne écrasante, détruisit méthodiquement les positions de la 17e Armée allemande. Les forces navales soviétiques scellèrent les voies d'évacuation tandis que l'…

💡 Hitler décerna la médaille du Bouclier de Crimée aux troupes allemandes ayant combattu dans la péninsule — ironiquement, la plupart des récipiendaires seraient tués ou capturés lors de la reconquête soviétique de 1944.