La torpille qui frappa le General Belgrano ne coulait pas seulement un navire — elle noyait tout espoir de paix négociée.
Le Naufrage du Belgrano : Quand les Torpilles Britanniques Changèrent le Cours de la Guerre des Malouines
Une attaque sous-marine hors de la zone d'exclusion qui hante encore les deux nations
Un sous-marin britannique coula un croiseur argentin qui s'éloignait de la zone de guerre, tuant 323 hommes et déclenchant une controverse qui survécut au conflit.
L'Atlantique Sud était gris acier et d'un froid glacial ce 2 mai 1982, lorsque le commandant Chris Wreford-Brown du HMS Conqueror reçut l'ordre qui allait redessiner la guerre des Malouines. Trente-six heures plus tôt, le croiseur argentin ARA General Belgrano rôdait aux abords de la Zone d'Exclusion Totale déclarée par la Grande-Bretagne, sa coque datant de la Seconde Guerre mondiale transportant plus de 1 100 marins à travers des eaux que leur nation revendiquait comme siennes.
Wreford-Brown avait filé le Belgrano pendant plus de trente heures, son sous-marin nucléaire glissant silencieusement sous les houles glacées. Quand l'autorisation arriva de Londres — relayée par le commandement de Northwood — il lança trois torpilles Mark 8, des armes conçues en 1927. Deux atteignirent leur cible.
La première torpille frappa la proue. La seconde explosa sous la salle des machines, tuant 275 hommes sur le coup et coupant toute alimentation du navire. En moins de vingt minutes, le capitaine Héctor Bonzo donna l'ordre d'abandonner le navire. Dans le chaos qui s'ensuivit, les radeaux de sauvetage dérivèrent les uns des autres dans des eaux proches du point de congélation et des vents de tem…
💡 L'ARA General Belgrano était à l'origine l'USS Phoenix, le plus grand navire de guerre américain à avoir survécu indemne à l'attaque de Pearl Harbor en 1941.