La corde était glissante de sang et d'eau de mer, et les mains du Lieutenant-Colonel James Earl Rudder étaient en feu.
L'Assaut de la Pointe du Hoc : Quand les Rangers Escaladèrent les Falaises Impossibles
225 Hommes, des Falaises de 30 Mètres, et les Canons Qui N'Étaient Pas Là
225 Rangers escaladèrent des falaises impossibles le Jour J, puis tinrent bon face aux contre-attaques allemandes pendant trois jours jusqu'à ce que seuls 90 d'entre eux puissent encore combattre.
La corde était glissante de sang et d'eau de mer, et les mains du Lieutenant-Colonel James Earl Rudder étaient en feu. Sous lui, la Manche bouillonnait, grise et violente, contre les falaises déchiquetées de Normandie. Au-dessus, les grenades allemandes dégringolaient comme une grêle mortelle, explosant contre la paroi rocheuse et déchiquetant les hommes qui avaient atteint la mi-hauteur. Il était 7h10 du matin le 8 juin 1944—deux jours après les débarquements initiaux du Jour J—et les survivants du 2e Bataillon de Rangers se battaient toujours pour une étroite bande de paysage lunaire criblé de cratères où, selon les renseignements, se trouvaient les canons les plus meurtriers de la côte d'invasion.
L'assaut initial avait eu lieu le Jour J lui-même, mais le calvaire des Rangers à la Pointe du Hoc s'étendit sur trois jours brutaux. Le 8 juin, la force de Rudder avait été réduite de 225 hommes à à peine 90 encore capables de tenir un fusil. Ils avaient escaladé les falaises de 30 mètres à l'aide de grappins propulsés par fusées et d'échelles télescopiques empruntées aux pompiers de Londres, pour découvrir que les énormes canons de 155mm—capables de balayer les plages d'Utah et d'Om…
💡 Les grappins des Rangers étaient tellement gorgés d'eau après la traversée agitée de la Manche que beaucoup de fusées ne purent hisser les cordes assez haut, forçant certains hommes à escalader les falaises à mains nues sous le feu ennemi.