La sommation de reddition arriva à midi le 6 juin 1942—Rommel exigeait une réponse dans l'heure, ou il anéantirait chaque âme à Bir Hakeim.

La Dernière Résistance à Bir Hakeim : Quand la France Libre Tint la Ligne du Désert

Seize Jours Qui Ressuscitèrent l'Honneur Français des Cendres de 1940

Une garnison hétéroclite de la France Libre tint tête à l'Afrika Korps de Rommel pendant seize jours, retardant son offensive et restaurant l'honneur militaire français.

La nuit du 9 juin 1942 sentait la cordite et le caoutchouc brûlé. Le général de brigade Marie-Pierre Koenig se tenait dans son poste de commandement, un simple trou creusé dans le sable libyen, et donna l'ordre qui allait soit sauver, soit condamner 3 700 soldats de la France Libre : ils perceraient l'encerclement de Rommel, ou mourraient en essayant.

Pendant seize jours impitoyables, cette garnison polyglotte—légionnaires étrangers, tirailleurs coloniaux du Tchad et du Cameroun, combattants des îles du Pacifique, réfugiés juifs et vétérans de la Guerre civile espagnole—avait accompli ce que personne ne croyait possible. Ils avaient stoppé l'Afrika Korps.

Bir Hakeim était un rectangle désolé de champs de mines et de tranchées ancrant le flanc sud de la ligne défensive de la Huitième Armée britannique à Gazala. Quand Rommel lança son offensive le 26 mai, il s'attendait à balayer cet avant-poste insignifiant en quelques heures. Au lieu de cela, sa 90e Division légère se fracassa contre une forteresse d'ingéniosité improvisée. Les Français avaient posé 100 000 mines, creusé des positions si profondes que les bombes des Stukas ne faisaient que remuer le sable au-dessus d'eux, et inst…

💡 Susan Travers, qui conduisit le général Koenig lors de la percée, devint la seule femme jamais officiellement admise dans la Légion étrangère française, bien que la Légion n'ait formellement reconnu son service qu'en 1996.