Les serpents sacrés s'enroulaient dans les ombres du temple tandis que le vieux médecin marchait parmi les malades.
Le Jour où Hippocrate Libéra la Médecine des Dieux
Sur une Île Grecque, un Médecin Déclara que les Maladies Avaient des Causes Naturelles
Hippocrate déclara que les maladies avaient des causes naturelles, et non divines — et inventa la médecine occidentale.
Les serpents sacrés s'enroulaient dans les ombres du temple tandis que le vieux médecin marchait parmi les malades. Sur l'île de Kos, où l'on vénérait Asclépios et où les affligés dormaient dans les halls du temple en espérant des rêves divins de guérison, Hippocrate de Kos s'apprêtait à commettre un acte de révolution silencieuse.
L'année était approximativement 400 avant notre ère, et un patient gisait devant lui — un jeune homme saisi de convulsions, l'écume aux lèvres, les membres s'agitant selon des schémas que les prêtres appelaient « la maladie sacrée ». L'épilepsie. Les guérisseurs du temple parlaient de possession divine, de la colère d'Apollon, de malédictions qui exigeaient sacrifices et prières.
Hippocrate posa ses doigts sur le poignet du patient. Il nota le pouls. Il examina le blanc des yeux. Et puis il fit quelque chose d'inédit : il se mit à écrire.
« Je ne crois pas que la Maladie Sacrée soit plus divine ou plus sacrée que toute autre maladie », inscrivit-il sur le papyrus, « mais elle a une cause naturelle d'où elle tire son origine, comme les autres affections. » Ces mots, préservés dans le Corpus hippocratique, allaient faire voler en éclats une vision du mo…
💡 Le platane originel sous lequel Hippocrate aurait enseigné se dresse toujours à Kos — bien que l'arbre actuel n'ait « que » 500 ans environ, descendant de l'original.