Le commandant du U-boot allemand éclata de rire en voyant le biplan approcher — on aurait dit un appareil que son grand-père aurait pu piloter.
Le jour où la Grande-Bretagne coula un U-Boot avec un biplan
Quand le Swordfish donna tort à l'Amirauté en mer du Nord
Un biplan datant de la Première Guerre mondiale, que l'Amirauté voulait retirer du service, coula un U-boot allemand, prouvant que la technologie ancienne pouvait encore gagner des guerres modernes.
Le matin du 6 juillet 1940 se leva gris et glacial sur la mer du Nord, le genre de temps qui faisait maudire leur affectation aux pilotes. Le sous-lieutenant John Ninnes était assis dans le cockpit ouvert de son Fairey Swordfish, un biplan de toile et de fil de fer qui semblait tout droit sorti de la guerre précédente. Son observateur, le lieutenant-commandant James Gresham, avait repéré quelque chose en contrebas — une forme sombre fendant les vagues. L'U-26 naviguait en surface, ses moteurs diesel rechargeant des batteries épuisées après avoir échappé aux destroyers britanniques.
Le Swordfish — affectueusement surnommé « Stringbag » par ses équipages parce qu'il pouvait transporter n'importe quoi — était armé de charges de profondeur ce matin-là. Ninnes poussa le manche vers l'avant, piquant vers le sous-marin à peine 100 nœuds. Les vigies allemandes le virent trop tard. À 60 mètres d'altitude, il largua ses charges.
Les explosions encadrèrent la coque de l'U-26 avec une précision dévastatrice. L'eau jaillit autour du sous-marin tandis que sa coque pressurisée se fissurait. Le Kapitänleutnant Heinz Scheringer ordonna une plongée d'urgence, mais l'eau de mer envahissait déjà la…
💡 Le Fairey Swordfish avait une vitesse maximale de seulement 224 km/h — plus lent que la plupart des voitures civiles d'aujourd'hui — et pourtant il coula plus de navires ennemis que tout autre avion allié pendant la Seconde Guerre mondiale.