La chaleur estivale écrasait Paris comme une fièvre, et à l'intérieur du Palais des Tuileries, 900 Gardes Suisses se préparaient à mourir pour un roi qui avait déjà fui.
Le Dernier Combat de la Garde Suisse : Quand 600 Hommes Moururent pour un Roi Condamné
Le Massacre des Tuileries et la Fin des Protecteurs de la Monarchie Française
Le 10 août 1792, 600 Gardes Suisses furent massacrés en défendant un roi de France qui les avait déjà abandonnés.
La chaleur estivale écrasait Paris comme une fièvre. À l'aube du 10 août 1792, les rues autour du Palais des Tuileries s'étaient remplies d'une masse humaine bouillonnante — des Gardes Nationaux révolutionnaires, des fédérés provinciaux de Marseille et de Bretagne, et des milliers de sans-culottes armés de piques, de mousquets, et d'intentions meurtrières. À l'intérieur du palais, 900 Gardes Suisses se préparaient à mourir.
Ils avaient servi les rois de France pendant 250 ans. Ce n'étaient pas des mercenaires au sens vulgaire du terme — beaucoup avaient passé leur vie adulte entière au service royal, leurs pères et grands-pères avant eux liés par traité à la protection du trône des Bourbons. Maintenant, tandis que la foule révolutionnaire enflait jusqu'à atteindre peut-être 20 000 personnes, le Capitaine Karl Josef von Bachmann observa ses hommes et comprit les mathématiques de l'anéantissement.
Le Roi Louis XVI avait tergiversé toute la nuit, paralysé entre la fuite et la résistance. Lorsqu'il abandonna finalement le palais à 8 heures du matin pour chercher refuge auprès de l'Assemblée Législative, il laissa ses Gardes Suisses avec un ordre impossible : défendre les Tuileries, m…
💡 Napoléon Bonaparte assista au massacre depuis une fenêtre voisine et critiqua plus tard la décision du roi de ne pas utiliser l'artillerie, qualifiant le sacrifice des Gardes Suisses d'« inutile » — une leçon dont il se souviendrait lorsque des foules le menaceraient des années plus tard.