Il inventa la machine qui mit fin à sa propre époque.
La presse de Gutenberg : La machine qui mit fin au Moyen Âge
Les caractères mobiles démocratisent le savoir et embrasent la Réforme
La presse à imprimer de Gutenberg (vers 1450) rendit les livres abordables et abondants, ouvrant la voie à la Réforme, à la Révolution scientifique, et finalement à la démocratie moderne.
Vers 1450, Johannes Gutenberg, de Mayence en Allemagne, acheva une machine qui allait transformer la civilisation plus profondément que presque toute autre invention avant ou depuis : la presse à imprimer mécanique à caractères mobiles. En combinant plusieurs technologies existantes — le papier, l'encre à base d'huile, les pressoirs à vin — en un système novateur de production de livres en série, il créa le moteur de la révolution de l'information.
Avant Gutenberg, les livres étaient copiés à la main, un processus si laborieux qu'une seule Bible pouvait représenter des années de travail pour un moine. Un livre coûtait autant qu'une maison. Seuls les riches ou le clergé institutionnel en possédaient. La grande majorité des Européens étaient fonctionnellement illettrés — non par manque d'intelligence, mais parce qu'il n'y avait rien à lire.
La première grande production de Gutenberg fut la célèbre Bible à 42 lignes, dont environ 180 exemplaires furent imprimés entre 1455 et 1456. Plus d'exemplaires de cette Bible furent produits en quelques mois qu'il n'en avait été copié à la main au cours du siècle précédent.
Les conséquences furent révolutionnaires. En quelques décennies, des m…
💡 Gutenberg mourut presque ruiné — un créancier avait saisi sa presse et la plupart de ses caractères dans le cadre d'un règlement judiciaire. Il ne tira jamais profit de son invention.